Réveiller les vivants — poème jazz

C’est une histoire de ruissellement, vue par dedans, sous la drache… Pas à la fenêtre de Warren Buffett ou Bill Macron, mais sous la pluie des promesses, périssables ou dégoulinantes d’abandon. Pain perdu... Lui ne lâche rien, Dominique Sampiero consigne les larmes depuis longtemps, les silences et d’autres protestations muettes. Il parle des oubliés, pauvres cocus de l’histoire sociale, les fiers et jaunes. Ceux qui déconnent. Il faut insister, vraiment, sur l’origine des vagues, en dehors de la colère, en deçà des ressentiments, il y a des protestations d’amours, brutes, des décharges de caresses et d’ordure. Des trucs qu’on ne peut pas commenter…

Les vieilles carettes

C’est l’histoire d’un gars qui n’a plus d’histoire. Tout a brûlé, sauf peut-être ses souvenirs, du temps qu’il se baladait avec un barnum d’au moins quatorze baraques à frites…

L’Oral et hardi

Allocution poétique sur des textes de Jean-Pierre Verheggen. Le goût du tour de force forain habite ces textes ainsi que leur grande érudition, triviale, joyeuse et savante. On peut les trouver édités en CD-livre.

La bonne compagnie

Remerciements à tous ceux qui ont suivi l’appel, au soutien qu’ils ont si vite apporté, à l’entremise d’HelloAsso qui vous permet à votre tour de nous épauler (on en aura forcément bon usage) aux idées que vous avez le devoir de nous apporter et aux demandes qui peuvent surgir dans la messagerie de la… Pardon, excusez moi, je vois qu’on est interrompu : « Compagnie faisan c’est vous ?

Ceux qui traversent

Un canot et des gilets de sauvetage sur la grève

Le désir de ce spectacle se veut propagation, et nous ferons en sorte qu’elle puisse l’être de bonnes nouvelles. Parler des migrants, écouter leur tragique histoire c’est regarder en face un lointain brusquement proche. Dans ces villes et ces plages où la marée humaine vient buter, il n’y a pas que des situations désespérées. Les mouvements d’accueil, les solutions, inventées chaque heure, l’expérience de Médecins sans frontières, les petits pas miraculeux, l’action des volontaires, les ressources de la solidarité ne sont pas assez décrites et commentées. Elles coûtent moins cher que la chasse à l’homme ou la répression sécuritaire. Nous sommes en voie d’expériences de démocratie partagées, notre notion du territoire passe par ce constat que le monde a largué ses amarres. Nos règles changent, il faut aller de l’avant, nos lois sont inadaptées. Voilà pourquoi notre création Ceux qui traversent est liée au mouvement Emmaüs, elle veut au moins rendre hommage à ceux qui maintenant se battent avec raison, leur poids d’expérience et de ténacité, contre la détresse.

Juger sur pièce (bis), un chantier nomade

Pneus sur le sable

Que se passe-t-il avec les écritures théâtrales, toutes ces feuilles noircies qui viennent gifler la porte des théâtres et autres fabriques officielles ? N’importe quel membre des comités de lecture peut vous le confirmer : nous recevons toujours plus de pièces, malgré la difficulté de les voir montées… qui ne sont pas plus modestes, économes ou adaptées aux contraintes, non, des textes effrénés, côtoyant l’impossible. Les auteurs veulent pouvoir rêver, ouvrent une théorie possible d’un « rêve debout », oui. Ficeler un autre mode de relation-public, sauter l’étape de la mise en scène hyperachevée, laisser à vue l’écriture. Viser un langage théâtral immédiat.

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