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54x13 épopée cycliste

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54x13, étape du Tour en échappée Dunkerquoise, récit cycliste de Jean-Bernard Pouy créé en 2001, sera repris sous une forme cabaret avec un montage resserré et différents musiciens, en particulier à l'occasion du Banquet de la Sale Défaite à Wazemmes le 9 mai 2010.

Le vélo est loin d'être étranger à la mine (et Mousseron loin d'être hostile aux étrangers) non plus qu'aux pavés du Nord. Jean Bernard Pouy est le bienvenu parce qu'on sait accueillir, il peut s'amener avec sin vélo ! Son roman évoque remarquablement Dunkerque et son Carnaval, il nous y fait vivre un personnage du Nord digne de défiler le Grand Soir aux côtés de Cafougnette. Le spectacle qui en est sorti s'est joué pendant deux ans à travers la France, parti de Bretagne en passant par le Nord. S'il est aujourd'hui terminé, il laisse la place à des amitiés fortes dans les milieux cyclistes, avec les copains du Grand prix de Denain par exemple, et aussi à une longue aventure photographique avec Xavier Lambours.

Trente-six manières d'exposer 54x13

  • 54x13 est le roman d'une échappée du Tour de France. La geste héroïque d'un anonyme Dunkerquois du peloton, Lilian Fauger, champion d'un jour.
  • 54x13 c'est, accessoirement, une mesure du développement pignon-roue sur le vélo.
  • 54x13 c'est déjà un bon coup de pédale, du souffle, de l'endurance et des jambes.
  • C'est un rythme dans la phrase. C'est épique.
  • Le roman de Jean-Bernard Pouy est un long monologue rythmé par les tours de pédale et les efforts du coureur échappé.
  • 54x13 n'est pas un calibre au stand de tir. Simplement une mécanique meurtrière, la chasse implacable du peloton. L'échappé : l'évadé... L'énorme machine de Tour, des crampes et la horde des souvenirs aux mollets du fuyard. De la frayeur, des émotions. Et une relance constante. A la trompette, Eric Le Lann, Jacques Bonnaffé au guidon. Mais aussi...
  • Soutien moral et technique, Philippe Duquesne participe au spectacle par écran interposé. Il est la voix et le visage du code Wegmüller. La scénographie et la collaboration artistique de Jean-Yves Legavre, les lumières d'Orazio Trotta, le travail photographique de Xavier Lambours sans oublier les images et la réalisation vidéo de Benoît Bradel, assurent au coureur un environnement de champion. Une grande équipe...
  • 54x13 est le récit d'un exploit sportif. Au théâtre. Où l'on ne parle pas de sport en général.
  • Dès l'origine, la bicyclette a suscité commentaires et morceaux de bravoure.
  • Comme si cette adjonction « machine » à l'effort de l'homme, cette opportunité nouvelle de crever les limites de souffrance avec des chaînes, des petits pignons, une cadre solide et deux roues, affolaient du même coup certaines machineries du langage.
  • La légende du vélo est aussi dans les mots, dans les mollets certes, donc dans les jeux de mots.

Histoire de faire courir un peu les têtes, le spectacle 54x13 est composé, au delà de celle du texte, d'une musique de trompette : Eric Le Lann accompagne Lilian Fauger, le coureur, dans les descentes, les montées et même les faux-plats. Ils accordent leur jazz aux saccades de l'épreuve, et leur souffle au suspense.

54x13 c'est le public. Sans lui pas de course, pas de vélo. L'abonné des bords de route ne plaisante pas : sans sa ferveur aucun champion ne pourrait soutenir un tel dépassement dans la souffrance.

Proposant aux abonnés des théâtres une part de compassion pour ce bourreau qui les précède, nous jouons l'épreuve dehors dans les cafés et dedans dans les théâtres.

Jacques Bonnaffé — septembre 2000

Je me souviens, je me souviens... j'ai vu Sami Frey à la télé qui disait un texte, du théâtre. Je me souviens, je me souviens et il disait ce texte en pédalant sur un vélo, il ralentissait, il accélérait, essoufflé. C'est vrai qu'en pédalant on se souvient de plein de choses il y a peut-être un rapport entre le mouvement des cuisses et une partie du cerveau, des nerfs, de l'électricité ou un truc chimique.

Jean-Bernard Pouy — 54x13 — Éditions de l'Atalante

Déroulement de la partie :

54x13 se propose d'être dans un théâtre et de ne pas y être. « To be or not to be », c'est toujours ça de pris...

Le roman peut se dérouler en plusieurs étapes : départ dans les bars... arrivée au théâtre. C'est aussi parfois l'occasion de décorer des portions de rues, des lieux publics. Le rêve étant d'associer notre opération à un événement cycliste local. Mais on pourra si l'on veut s'en tenir à une représentation du soir.

Selon la formule, la course pourra commencer l'après-midi (début de soirée) dans un café de la ville ou n'être qu'une bande-annonce de la « course » du soir.

Durée Café : 20, 30 minutes.

Théâtre : 1 heure 20.

Nous espérons garder un jeu de relais, un mouvement au récit tel qu'il fut défini dans sa toute première présentation en lecture-spectacle lors des Langagières à la Comédie de Reims.