Vous êtes ici

spectacle

Réveiller les vivants — poème jazz

C’est une histoire de ruissellement, vue par dedans, sous la drache… Pas à la fenêtre de Warren Buffett ou Bill Macron, mais sous la pluie des promesses, périssables ou dégoulinantes d’abandon. Pain perdu... Lui ne lâche rien, Dominique Sampiero consigne les larmes depuis longtemps, les silences et d’autres protestations muettes. Il parle des oubliés, pauvres cocus de l’histoire sociale, les fiers et jaunes. Ceux qui déconnent. Il faut insister, vraiment, sur l’origine des vagues, en dehors de la colère, en deçà des ressentiments, il y a des protestations d’amours, brutes, des décharges de caresses et d’ordure. Des trucs qu’on ne peut pas commenter…

Les vieilles carettes

C’est l’histoire d’un gars qui n’a plus d’histoire. Tout a brûlé, sauf peut-être ses souvenirs, du temps qu’il se baladait avec un barnum d’au moins quatorze baraques à frites…

L’Oral et hardi

Allocution poétique sur des textes de Jean-Pierre Verheggen. Le goût du tour de force forain habite ces textes ainsi que leur grande érudition, triviale, joyeuse et savante. On peut les trouver édités en CD-livre.

Dracula, lecture rock dans la veine de Bram Stocker

Lecture musicale dans le désir d’exposer le plus clairement les éléments terrifiants du roman. La tête fragile du spectateur étant sujette à tant d’interprétations, peu d’accessoires, ni capes noires ni bougies : l’hémoglobine est dans la chanson. Celle de Theo Hakola.

On parlera bien sûr du fameux comte dans son château des Carpates et de l’extension immobilière à laquelle il songe, nous sommes en 1890, émigré de Hongrie désireux d’étendre son empire dans l’Empire britannique, il vise Londres, cœur palpitant du capital. On parlera peu du jeune notaire Jonathan Harker, victime de l’hospitalité du comte. Mais de ses amies directes et, indirectes Mina et Lucy on parlera, pénétrant jusqu’à leur carnet intime. Des êtres nocturnes, oiseaux et autres souris volantes, nous parlerons, ainsi que des liaisons infectieuses qu’ils entretiennent. Donc, des soins innombrables, des docteurs, de leur bravoure et du sacrifice. On n’évitera pas la question des non-morts et de leur possible propagation jusqu’à nos jours. Des remèdes préconisés et d’un recours possible contre la catastrophe ; nous parlerons enfin. Sans fard et sans prothèse dentaire.

Ceux qui traversent

Un canot et des gilets de sauvetage sur la grève

Le désir de ce spectacle se veut propagation, et nous ferons en sorte qu’elle puisse l’être de bonnes nouvelles. Parler des migrants, écouter leur tragique histoire c’est regarder en face un lointain brusquement proche. Dans ces villes et ces plages où la marée humaine vient buter, il n’y a pas que des situations désespérées. Les mouvements d’accueil, les solutions, inventées chaque heure, l’expérience de Médecins sans frontières, les petits pas miraculeux, l’action des volontaires, les ressources de la solidarité ne sont pas assez décrites et commentées. Elles coûtent moins cher que la chasse à l’homme ou la répression sécuritaire. Nous sommes en voie d’expériences de démocratie partagées, notre notion du territoire passe par ce constat que le monde a largué ses amarres. Nos règles changent, il faut aller de l’avant, nos lois sont inadaptées. Voilà pourquoi notre création Ceux qui traversent est liée au mouvement Emmaüs, elle veut au moins rendre hommage à ceux qui maintenant se battent avec raison, leur poids d’expérience et de ténacité, contre la détresse.

Le salon indien

Le salon indien par la Compagnie faisan sur Vimeo.

De la séance inaugurale du Cinématographe Lumière au Salon indien du Grand Café le 28 décembre 1895, il ne reste plus aujourd’hui que le faisceau de la lumière comme dernier acteur ; le bonimenteur, puis le musicien, et enfin le projectionniste sont passés à la trappe. La séance de cinéma fut un jour vivante.

Le salon indien est une reconfiguration du « spectacle cinématographique », un hommage aux temps brinquebalants où les projections cinéma, leurs artisans-concepteurs, et le spectacle du public réuni offraient un voyage collectif incomparable.

Pages

S'abonner à RSS - spectacle