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Le Salon indien

Le Salon indien par la Compagnie faisan sur Vimeo.

Avec un musicien (André Minvielle), un acteur dans le rôle du bonimenteur (Jacques Bonnaffé) et le dernier des projectionnistes (Jean-Marc Chapoulie). 

De la séance inaugurale du Salon indien du Grand Café, le 28 décembre 1895, il ne reste plus aujourd’hui que le faisceau de la lumière comme acteur. Le bonimenteur puis le musicien et enfin le projectionniste sont passés à la trappe du plancher normalisé.

Le Salon indien est une reconfiguration du spectacle cinématographique et de la condition même du spectateur pour faire renaître ce jeu d’implications et d’attractions réciproques entre le spectateur, le film, le musicien, l’acteur et le projectionniste.

Muni d’une minvielle à roue qui joue aussi bien le son que l’image, au rythme de sa manivelle, en avant, en arrière, accélérés ou ralentis, les courts films de Louis et Auguste Lumière retrouvent le mouvement aléatoire de la danse fantomatique des premières projections du cinématographe. Regroupé autour de la figure de la roue, le mouvement de la projection est un siphon qui nous entraîne dans une fiction du cinéma à travers le siècle qui tourne en rond.

Générique

Textes de
Jean Christophe Bailly, Lucien Suel, Charles Baudelaire, Jean Luc Godard, Norge, dits, joués par Jacques Bonnaffé, le bonimenteur.
Musique originale
Par André Minvielle le musicien.
Projections/images
Les frères Lumières, Méliès, anonymes, par Jean-Marc Chapoulie, le projectionniste.

Contribution Jean-Luc Godard

En littérature, il y a beaucoup de passé et un peu de futur, mais il n’y a pas de présent. Au cinéma, il n’y a que du présent qui ne fait que passer.

Le cinéma, comme la peinture, montre l’invisible.

J’aime bien la magie, mais la vraie. Je trouve que les gens qui font du cinéma aujourd’hui sont, vu les salaires extraordinaires qu’ils ont, de bien piètres magiciens.

Jean-Luc Godard