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« Faites avancer l'taiseux », un article pour « La Voix du Nord »

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Un billet d'humeur ne me rendra pas celui qu'une grève inattendue m'a brutalement dérobé. Evitons la voie duraille pour lui préférer une manifestation muette : je décide de faire grève des transports au cerveau, vous privant d'un récit ferroviaire haletant. Et pour en faire subir le désagrément à d'autres catégories, j'irai au buffet de la gare sans mon journal ordinaire, leur dire que je ne prends pas de café ce matin. Cha va trembler ficelle, croyez-me !

Du coup rien à dire, moi qui suis toujours en train… Ah si ! Hier soir j'étos à m'maison, ça compte dans l'Nord ! Pas vraiment m'baraque mais l'endroit qui fait braire : ma ville natale, Douai ! Je n'ai eu qu’à me laisser faire, le directeur du Théâtre m'a lancé : viens faire ton métier ! J'ai préparé mes boniments puis comme il fallait un titre à la revue, je l'ai baptisée Faites avancer l'taiseux ! Pourquoi ? J'en sais rien… Avec l'ami Sampiéro, poète des bocages et des villes, nous avions noté que ça faisait drôlement causer, les taiseux. Les voilà comme un portrait en creux de notre époque où tant de mots se diluent dans les parleries inutiles et filmées. I vaut mieux s'taire ! titrait Jules Mousseron pour raconter l’cabaretier qui avot s'langue toudis pindue : Parle donc eh nigaud ! lui dit s’femme, si t'es dégouté d'mi n'en dégoutes pas les autres ! Trait d'un pays qui reste cru, parce qu’il ne ment pas.

Jules Mousseron ! Un journaliste évoquait à son sujet la littérature des « sans-voix », titre ronflant pour Cafougnette mais parfait pour les mineurs : quand on écoute bien ceux qui ne parlent pas, c’est pas des blagues mais de la belle écriture qui pointe en douce. Et l’envie qui nous vient n’est pas d’être au zoo à s’inventer des ch’tis mimant les ploucs parqués à Ibizza, mais seulement d'intercepter un peu de beauté dans un monde de brutes et d’argent. J’ai connu un homme dont je ne sais plus s’il était un homme ou un arbre, un homme d’une lenteur inouïe, planté dans la terre de tout son poids de muscle et de regard. L’auteur de ces mots, Dominique Sampiero était mon invité d’hier soir au théatre. Un peu de beauté, oui, et puis un peu d’amour fauque ed’manières !

On peut retrouver les histoires de Cafougnette enregistrées sur le site www.cafougnette.com.

Commentaires

Une question : il n'y a plus de diffusion de la lecture de cet été sur l'eau ? Ou j'ai loupé quelque chose ? Et puis je croyais qu'on vous voyait chez nous en avril à la Criée ? Pensez un peu à ceux qui sont dans le midi.

C'était une installation sonore autour de la Charente dans un site ensorcelé par la grâce de la rivière et ses méandres et puis le souvenir de Maria Casares en cet endroit déclenchant un festival des comédiens, des rencontres magnifiques. Diffusion effectivement sur France Culture, un podcast facile à retrouver, une heure enregistrée sur place titre de l'émission Allo les rivières, et effectivement je vais joue à Marseille le spectacle actuellement en répétition : Ex Vivo, in Vitro c'est en avril, voir agenda compagnie à la Criée A bientôt donc.. JacB http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-fiction-allo-les-rivieres-une-creation-sonore-de-jacques-bonnaffe-2011-09-28.html

@ olivier landori

Je ne vois pas d'autre diffusion que celle du 28 septembre sur France Culture dans l'Atelier Fiction.

Voici les références de l'émission.

Le parcours sonore est réutilisé le 30 octobre dans le Pas de Calais, par la Cie transport Culturel Fluvial, Aquarius et Zoroaste, prjet Mozaïc à Houplin Ancoisne...

Merci de toutes ces réponses.

Bonjour Jacques,

En espérant que ce soit bien vous qui allez me répondre, je tiens à m'excuser d'avance pour ce message qui n'a trop rien à voir avec le sujet !

En fait, suis à la recherche depuis des années d'un petit téléfilm que vous avez tourné au Fort de la Pompelle à reims dans les années 80: "L'ami Giono: ivan ivanovitch kossiakoff" sorti à l'écran en 90.

En dehors de trouver des jacquettes (qui ne m'interessent pas), je me cherche ce film pour mon vieux père qui a participé au tournage et n'a jamais eu de copie.

Voulant lui faire plaisir à noel....

Bien sur, j'ai pensé et cherché à entrer en contact avec Fabrice Cazeneuve mais celà m'a l'air impossible. Aussi, j'ai contacté plusieurs fois Antenne 2 mais je n'ai jamais reçu la moindre réponse.

Je désespère.

En vous remerciant, très cordialement.

Et le site de l'INA ? Peut-être bien, oui, l'Institut national de l'audio-visuel. Ils ont charge d'archiver tous les documents de la télé, c'est immense mais cela offre des pistes. de notre côté, comédiens réalisateurs, nous gardons des miettes illisibles, cassettes VHS au mieux et nos souvenirs, excellents pour ce temps intense en plaine Champagne, avec tout le travail développé alors dans le froid et la fièvre. Un très beau film, magnifique même...

Monsieur,

Je voulais écrire sur la partie consacrée à l'annonce de Poete ben qu'oui, poète ben qu'non. Mais il semble qu'il ne soit possible de communiquer que sur celle-ci.. Des soucis de santé, moins définitifs qu'ils ne l'avaient été annoncés, me contraignent à des activité de fauteuil. J'ai donc repris la lecture des oeuvres complètes de Verheggen, auteur propice à dénoircir la mélancolie. Pourtant un texte m'intrigue ou me terrifie selon les heures : Poème avec pommes de terre en petite chemise. En connaissez-vous l'histoire? L'origine ? Vous qui pratiquez ce poète « inspiré » et surdoué. Par ailleurs, je cherche une société (genre sicav) qui proposerait de l'investissement sur des pièces de théâtre (moins aléatoire qu'un placement en bourse puisque, dès le départ, on ne suppute pas de revenus). La banque m'a trouvé une possibilité pour le cinéma, mais pas pour le théâtre. Connaissez-vous quelque chose ?

Monsieur,

Laissons à ce texte de Verheggen son étrangeté. Ne regardons que la beauté de la langue si belle et si rare. Reste pour moi à sa lecture cette confusion entre stupidité et sensation, mélange de honte et salissure (analogue à celle ressentie pour un poème de Ponge) souvenir d'un lointain passé dans les Ardennes. Pour la deuxième question, elle est réelle. Je vais me rabattre sur le cinéma J'ai perdu en bourse l'équivalent de presque 3 mois de salaire (il est vrai que je gagne moins qu'un présentateur de jeux télévisés). Je préfèrerais les perdre plus utilement qu'avec les banquiers. Merci d'effacer ces deux textes après-lecture Avec mon profond respect

Excusez ce retard, oubli et confusion entre toutes les boites à réponse qui se proposent, les pommes de terre en petite chemise de JPV viennent de la cuisson dite en chemise, et le secret du poème est dans les méandres de sa tête, pleine de sons et d'allitérations je crois, il fait rimer à tout bout de chant. Pour la demande que vous faites j'aimerais bien sûr la prolonger, nous posons la question à la banque de la compagnie, qui est le Crédit Coopératif, partenaire d'Avignon et depuis toujours un soutien aux créations théatrales. On me parlait à la comédie de St Etienne d'un intéressement à la taxe d'apprentissage dans le fonctionnement de l'école de théatre et je vais aussi leur demander s'ils ont entendu parler de telles opérations, l'équivalent des SOFICA pour le théatre je vous tiens au courant JacB

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