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Actualités de la compagnie : si ce qui fut fuit, ce qui sera sera

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Oui, faisan quoi ? Examinons en quelques lignes le comment du quoi quoi des activités : y a-t-il compagnie dans cette embarcation solitaire ? L’agenda égraine des lectures et performances en solo, mais toutes les occasions sont saisies de s’y dédoubler par l’invitation d’un musicien et dernièrement d’un danseur. Sur l’agenda de la compagnie on peut suivre les calendriers des autres spectacles auquel participe le Bonnaf-faisan comédien, en 2011 avec Arnaud Meunier pour la Comédie de Saint-Étienne, avec Jean-François Peyret et Alain Prochiantz, Ex vivo… à La Colline, prochainement avec Sandrine Anglade dans Le Roi du Bois de Pierre Michon à Malakoff et en tournée… Il aime la vie de troupe. On remarque d’ailleurs une logique à ces choix poussant plutôt vers la création contemporaine. Et Tchekov ? Et Claudel ? Et Feydeau ? Molière et Pirandello ? Ces très chers oubliés ? Comment prétendre travailler dans le théatre public sans en suivre les obligations et les cultes ? En pensant au public justement et sans flatter son confort, en protégeant autant son émotion que ses découvertes.

On tombe aussi dans l’agenda Cie sur quelques spectacles récurrents, les produits boutique en tournée. Sur la Route avec Theo Hakola, L’accordéoniste de John Berger, L’invitation au Fromage avec Vincent Roca, L’Oral et Hardi toujours en circuit, j’en oublie.

Mais la compagnie faisan front, dégage surtout un travail d’ensemble traversé par Jean-Jacques Rousseau suscitant multiples initiatives depuis quelques mois. Entre autres, le spectacle duo-dansé Nature aime à se cacher à partir d’un poème didactique écrit par Jean Christophe Bailly. Pas le Rousseau texto, mais voisin par ses thèmes fétiches : l’état de nature et l’animal.

Nature aime à se cacher constitue la dernière création de la compagnie, elle va partir en tournée, occasionnera aussi des ateliers, des échanges, des approfondissements avec d’autres équipes. Elle fait aussi notre fierté, par la qualité de son auteur. Nombreux sont ceux qui ont célébré le magnifique dépaysement-voyages-en-France, Bailly n’étant d’ailleurs pas un nouveau venu sur la scène théâtrale. Alors, alors ? Pourquoi tant d’hésitations ? Pourquoi tant d’absence… Beaucoup de nos partenaires, programmateurs et directeurs, ont soudain eu des éblouissements ou l’esprit de poudre à l’escampette. Trouver les rallonges financières pour les machines du Top 15 institutionnel leur semblait apparemment moins infranchissable que de nous rappeler. Et j’aurai tort de ne pas écrire le fond de ma pensée sur ces choses : cela fait chier. Pourquoi se donner ce mal ? Où en est la capacité de création, la mission publique consistant à faire découvrir d’autres écritures ? Quel relais, quel soutien ? La création musicale va mal, l’idée de créer des pièces et des musiques nouvelles paraît presque folle, la tendance patrimoine faisant fleurir ses festivals, on se paie de culture dans le moindre vallon. La création théâtrale elle aussi tend à se réfugier dans ses éternels classiques, par quel masochisme certains souhaitent-ils encore être auteurs ou composer ? Qu’est ce qui m’autorise ce petit couplet ? Tout ce que faisan fait depuis des années : transmettre des auteurs neufs que trop peu connaissent et le faire dans l’étonnement l’envie ou la fièvre. Jean-Pierre Verheggen, John Berger, Valérie Rouzeau, Jean-Christophe Bailly, Jacques Darras, Joseph Danan, Ludovic Janvier, Claude Duneton, Jean-Pierre Siméon, Jules Mousseron, Jean-Bernard Pouy. Et c’est l’amour de Rousseau jeune tricentenaire qui me fait écrire cela, rien d’incompatible lorsqu’on s’associe à ce genre d’allumé des Lumières, spécialiste des coups de fougues à vives écorchures. Voltaire à côté n’est qu’une pie, Rousseau avait quelque chose à faire entendre. Nous essayons de suivre. On se doit au moins d’invoquer le droit à l’étonnement, si vous pouvez venir entendre ce texte de Bailly, approchez. Avant la tournée et le final à la Bastille en Mai 2013, vous pouvez trouver en podcast des extraits comme Le singe et d’autres se préparent.

A vous bien, faisan.

Commentaires

Monsieur,

Y a ma mère qui n'arrete pas de dire qu'elle vous a vue à la télé dans le bain des givrés à Malo. Moi je dit que s'etait pas vous parce que si s'était vous ils l'aurait dit à la télé. Ma mère depuis qu'elle vous a vu au Kursaal, elle vous voit partout. S'est gonflant. Alors s'était vous ou s'était pas vous ? Merci de me répondre sa fera taire ma mère.

Bonjour, ma première réponse est restée coincée dans la boite. Et ce retard me permet d'y glisser tous mes vœux, en espérant que vous aurez dénoué ce malentendu. Non, je n'étais pas dans le bain des givrés. Sans connaître j'imagine ce que c'est... Et je ne sais pas si j'aurais le courage de me jeter à l'eau en plein hiver. Le courage ou la contenance, vive Dunkerque ! Donc ce n'était pas moi au Kursaal, pas ces dernières années noms.. Tout ça, c'est presque du souvenir. Bonne enquête ! et Bon Carnaval! jacquesB