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Janvier 2009

  • le 12 : Carton Blanc pour Bonnaf', les lundis au Théâtre du Point du Jour à Lyon, soirée avec Louis Sclavis.
  • le 14 : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Oyonnax.
  • le 15 : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Antony.
  • le 16 : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Beauvais.
  • le 17 : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Tremblay.
  • le 20 : l'Instrument à Pression pièce de David Lescot, avec Médéric Colignon (reprise) Cergy Pontoise.
  • le 22 : l'Instrument à Pression à Saint-Chamond.
  • les 27, 28, 29, 30 : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Sénart.
  • le 31 : l'Oral et Hardi à Chateauvallon.

Février 2009

  • 2 février : Carton Blanc pour Bonnaf', les lundis au Théâtre du Point du Jour à Lyon, soirée avec Louis Sclavis.
  • 3 février : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Calais.
  • 4 février : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Châlons-en-Champagne à la Comète.
  • 6 février : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Conflans-Sainte-Honorine.
  • 9, 10, 11 février : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Aubusson.
  • 13 février : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Arles.
  • 14, 15, 16 février : Blues de Là à Châlons-en-Champagne, proposé avec François Bon.
  • mardi 17 fevrier : invitation de Stéphane Sanseverino pour une soirée exceptionnelle à la Comète : D'où me vient ce blues ?
  • 18, 19 février : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Amiens.
  • la 20 février à Marcq-en-Barœul : soirée conteur avec Yannick Jaulin en ouverture du Festival de l'Ivresse des mots, Théâtre de la Rianderie.
  • 24 février : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Saint-Brieuc.
  • 25, 26, 27 février : l'Oral et Hardi, allocution poétique Saint-Nazaire.

Mars 2009

  • 2 mars : ouverture du Printemps des poètes aux Folies Bergères, sur le thème « En rires ».

Interview Jacques Bonnaffé

Que représente pour vous cette manifestation ?

C’est une vraie fête. peut-être à l’opposé de la traditionnelle « soirée poésie » qui donnerait un peu envie de prendre les jambes à son coup… Dans son titre même, ce coup de Printemps nous réveille. Le public aime bien avoir ces rendez-vous dans le calendrier, à l’instar des anciennes fêtes religieuses… Et c’est très « payant » du côté des libraires !

Comment se présente l’édition 2009 ?

« En rires » est la thématique de cette année. C’est mieux que " le rire" tout bête, devenu une nouvelle police en France aujourd’hui ! « En rires » correspond à un état d’esprit, et sous-entend que la poésie peut traiter des choses graves.

Vous avez la responsabilité de l’ouverture de cette 11e édition ?

Depuis 15 ans je suis assez présent dans toutes sortes de rencontres poétiques. J’ai été contacté plus particulièrement pour concevoir et animer la soirée d’ouverture sans doute parce que je balade en ce moment ce poète belge phénomène Jean-Pierre Verheggen, sorte d’acrobate en jeux de mots ou Jongleur selon l’ancienne appellation. Je vais réunir des comédiens, comme Denis Lavant, Fellag, Christine Murillo, Denis Podalydes… toute une bande d’acteurs mais aussi des auteurs, qui se liront en public.

Y a-t-il en France un rapport particulier à la poésie ?

Les modes d’expression et de réception de la poésie sont différents suivant les cultures. En Orient c’est une sorte de délassement. En Algérie, certains connaissent par cœur des textes de poésie contemporaine, c’est une école de langue. La poésie est encore très liée à la littérature orale dans ces pays. En France, il y a le côté pile et le côté face de la poésie…

Le côté pile ?

C’est le côté populaire. Qui renvoie à la posture triviale et vagabonde du poète. C’est le trouvère, le troubadour. Je vois dans bon nombre de festivals de rue d’improvisateurs incroyables ! On voit un peu partout cette (ré) émergence de la poésie parlée. Le slam en est l’exemple le plus connu.

Le côté face ?

C’est la couronne de lauriers, honneurs et grandeur, le côté officiel au service de l’édification d’une grande cause, avec le penchant ridicule émouvant que cela peut revêtir en France. C’est la posture « haute » du poète. Certains sont passés de la position populaire à cette consécration, comme Prévert ou Queneau.

Où vous situez-vous ?

Moi j’aime les deux. Il faut bien connaître ses classiques… Mais de temps en temps il est bon de faire péter des bâtons de dynamite et de poésie nouvelle…

Propos recueillis par Marie-Hélène Bonafé pour le quotidien La Provence.

  • 3, 4, 5 mars : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Chambéry.
  • 6, 7, 8 mars : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Cavaillon.
  • 10 mars : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Boulazac.
  • 12 mars : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Gradignan.
  • 13, 14 mars : l'Oral et Hardi, allocution poétique à La-Roche-sur-Yon.
  • 16 mars : Carton Blanc pour Bonnaf', les lundis au Théâtre du Point du Jour à Lyon.
  • 17 et 19 mars : l'Instrument à Pression pièce de David Lescot, avec Médéric Colignon à Alençon.
  • 20, 21 mars : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Chevilly-Larue.
  • 24 mars : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Belfort.
  • 25 et 26 mars : l'Instrument à Pression pièce de David Lescot, avec Médéric Colignon à Grenoble.
  • 27 mars : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Grenoble.
  • 28, 29 mars : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Saint-Quentin-en-Yvelines.

Avril 2009

  • 1er avril : l'Instrument à Pression pièce de David Lescot, avec Médéric Colignon à La Chaux-de-Fonds.
  • 3 avril : l'Instrument à Pression à Gap.
  • 7 avril : la Catastrophe soirée danse et textes, la Comète à Châlons-en-Champagne.
  • 8 avril : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Clermont-l'Hérault.
  • 10 avril : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Dieppe.
  • 14, 15, 16 avril : Jacques two Jacques, textes de Jacques Darras, à Amiens.
  • 24 avril : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Montpellier.
  • 28 avril : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Perpignan.
  • 30 avril : l'Oral et Hardi, allocution poétique à Granville.

Mai 2009

  • 5 mai : l'Instrument à Pression pièce de David Lescot, avec Médéric Colignon, à Montbéliard.
  • 14, 15 mai : l'Instrument à Pression à Melun-Sénart.
  • 29 mai : A la Fourche ! finale à la Comète, avec Yannick Jaulin et La Fanfare, banquet d'adieux.

Juin 2009

  • Juin : répétitions Œdipe pour Avignon ; les Labdacides mise en scène de Joël Jouanneau.
  • 20 juin : les Labdacides, Théâtre Vidy à Lausanne.
  • 16 juin : Première de Sous l'œil d'Œdipe, au théatre Vidy Lausanne :

Après les premières répétitions parisiennes, nous avons fait comme le font tous les grands clubs, nous sommes partis dans les montagnes pour compléter la préparation. Du bon air, même si dans les théâtres il est toujours le même, et caverneux. À Vidy Lausanne, nous avons été accueillis par un personnage de la pièce, impossible de démêler s'il était devin, sage ou simple mortel, le berger peut-être, l'oracle ou l'émissaire… Il nous a dit qu'il était directeur et René du Lac, nous a ouvert les bras sur un pot général où il n'y avait à boire que ses bonnes paroles, son amour du théâtre composé des mots qu'il aime relire ou dire, ceux de Valère Novarina, de René Char, de Roger Blin… C'est un grand capitaine, comme le théâtre public en France en a d'exceptionnels, et moi qui sortais d'une collaboration stérile ailleurs, ça m'a bouleversé. Avec ce René bien nommé on ne se satisfaisait pas de la bonne gestion, le ton « sympa » dégagé ! Non, il a parlé de l'obscurité du théâtre puis il a dit que Jouanneau était son frère, ce qui dans nos histoires de famille, chez Labdacide, n'était pas sans risque mais au sourire que Joël lui a rendu on a compris qu'en ces circonstances ça racontait un truc aussi fort que l'indéfectible amour. C'est vrai qu'on peut s'éprendre de Jouanneau, parce qu'il travaille en admiration sans contrôle et ne cède pas à la fusion si tentante : la pièce n'est pas « sa » chose, il n'en semble pas jaloux.

Dire que nous avons bien travaillé sous le climat des montagnes et comment, c'est un autre chapitre, les comédiens, tous, se sont révélés parce que chaque ligne de ce texte est inspirée, il est direct et droit. Nul ne s'est mis à psalmodier par idée tragique, comme on se pique de faire vieil Odéon en certaines chapelles… Lire la suite sur le blog…

Juillet 2009

  • du 5 au 11 : répétitions en Avignon : Sous l'œil d'Œdipe
  • du 12 au 25 : représentations en Avignon : Sous l'œil d'Œdipe

Les questions se bousculent après Avignon. La première sous forme de surprise c’est qu’Avignon existe, y jouer relève de la prise de conscience. Ce qu’on ne peut s’empêcher de nommer travail occupe les spectateurs. Ils nous parviennent quelquefois épuisés, rien n’est plus risqué que d’intervenir en pleine nuit, à 22 heures… Est-ce résistance à l’énorme foire commerciale à théâtre qui s’ouvre aux marcheurs dès l’arrivée en ville ? Ou perplexité… Le public cherche son orientation et paraît se craindre lui-même (ce qui peut se comprendre en pics de surpopulation). De quoi je veux parler ? Du sentiment trouble qui s’est propagé lorsqu’on s’est rendu compte que nous avions voulu faire du théâtre. Sous l’œil d’Œdipe, un texte joué ! Dernière des pesanteurs quand rien ne compte. Lire la suite sur le blog…

Septembre 2009

Après l’estival festival vient la rentrée rentière, comme après la cigale vient l’épargne. On rejoue nos succès d’été, dans un présent qui coince et grince. Comment va le monde ? Grippé ou pire avenir ? On ne le sépare plus de ses malaises constants, toujours les mêmes et en avant ! Aux mains des maîtres de guerre, économistes ou drapés de droits religieux, pédagogues sécuritaires, hygiénistes effrénés, la planète bleue semble avoir pris nos peurs en nombre pour s’en faire un habit train fantôme. Tout va bien tant que ça va mal. Madame fourmi est une voleuse qui réclame des bonus encore. Nous avons raison de jouer la tragédie et de la faire entendre lisiblement Sous l’œil d’Oedipe sera en tournée après sa création à Vidy et au festival d’Avignon, et pour se vacciner des mots l’Oral et Hardi propose un rappel dès la rentrée. Ce faisant la compagnie est à jour, armée pour les grandes déclarations, les discours qui vont encore pleuvoir.

  • 12 septembre : l’Oral et Hardi à Dijon, scène nationale direction François Chatôt
  • 14 septembre au 9 Octobre : l’Oral et Hardi au Théâtre de la Bastille, Paris XIe, représentations jusqu'au 9 octobre à l'exception des lundis de relâche et le jeudi 17 septembre.
  • 19 septembre : l'Utopie peut-elle casser des briques ? lecture apéritive à l'Abbaye des Bohéries, dans le cadre de la Journée du patrimoine. Sur des textes de Jean baptiste Godin, industriel, Rabelais, Thomas More, Fourier. Infos sur www.terascia.com :

En frère Jean des Entommeurs, notre ami Jacques Bonnaffé, avec lequel nous travaillons à un projet sur un texte de Jean-Baptiste André Godin depuis quelques mois, sera notre invité pour une lecture de textes utopiens : Godin bien sûr pour jeter quelques ponts vers le Familistère tout proche. Mais aussi des textes de quelques-uns des premiers chantres de l’Utopie : Thomas More (c’est lui qui a forgé le mot), Rabelais (Thélème) qui a été un des premiers à lire passionnément Thomas More et à reprendre le mot, Fourier et d’autres… La bonne humeur sera la bienvenue car si rêver ou construire des utopies c’est souvent chercher une issue aux misères et désordres du monde, rire de nos misères plutôt que d’en pleurer est souvent le premier pas, bien salutaire, vers les chemins de traverse d’une vie plus ardemment vouée au bien public. Il s’agira de gai savoir, servi par un comédien dont le talent est souvent, sans emphase, de nous faire entendre le secret des textes. Pourquoi à l’Abbaye de Bohéries ? Peut-être, hors de notre amitié, pour nous rappeler que les premiers moines cisterciens, furent, dans le style et la foi exigeante de leur temps (la « Charte de Charité » ordonnait aux communautés monastiques de ne pas vivre du travail d’autrui), à leur manière, des « utopiens » en un temps où le mot n’existait pas dans les dictionnaires. Cela commencera par un pique-nique (de 12 à 14 h) avec des lectures intermittentes. Nous vous offrirons la dive bouteille, des pommes du verger de l’Abbaye, des petits grignotages mais chacun est invité à apporter un petit panier pique-nique (Gargantua, hélas, ne sera pas aux cuisines), ensuite et jusqu’à 16 heures, Jacques Bonnaffé accompagnera votre visite du site de petites séquences de lectures.

Octobre 2009

  • 13 octobre : l’Oral et Hardi à Bourgoin ;
  • 14, 15, 16, octobre : l’Oral et Hardi au Théâtre 140 à Bruxelles ;
  • 17 octobre : l’Oral et Hardi à Auchel dans le Nord ;
  • 26, 27, 28, 29, octobre : Jacques two Jacques reprise à la Maison de la Poésie du spectacle avec Jacques Darras (voir case spectacles) dans le cadre de les Poètes inventent l'Europe à 19 h (vérifier l'horaire) ;
  • 31 octobre : Jazz à textes avec Sylvain Kassap, Festival Jazz en Franche Comté, Musiques libres à Besançon au Petit Kursaal.

Novembre 2009

  • 5 et 6 novembre : Sous l'œil d'Œdipe mise en scène et texte de Joël Jouanneau, création Vidy Lausanne & Festival d'Avignon, au Theâtre d' Evreux.
  • 10, 11, 12, 13 : Sous l'œil d'Œdipe à Blois, scène nationale.
  • 17, 18, 19, 20, 21, 24, 25, 26, 27, 28 : Sous l'oeil d'Œdipe à Lyon au Theâtre de la Croix Rousse.

Quel sens donnez-vous à ce rôle d’Œdipe, à votre rencontre avec un personnage de cette stature dans votre parcours d’acteur ?

Vous voulez parler du grand rôle peut-être, des moyens qu’il faut avoir à sa disposition, une bonne voix, du souffle, et une capacité à exprimer en longueur, le grand déchirement l’absolue perte d’espoir : S’il est un malheur au-delà du malheur il a pour nom désormais le mien. En cyclisme c’est regrouper les qualités d’un bon grimpeur avec celle de l’endurance, pour monter très haut, tenir et prolonger l’effort. Au théâtre l’athlétisme de la souffrance a ses limites ou m’agace, les grands tragédiens nous font de la peine. Lorsqu’on me demande ce qu’apporte un tel rôle, je m’entends répondre que ça vide avant tout. J’ai le sentiment d’avoir attendu, presque retardé l’instant de « sortir ce roi ». Peur de mal viser, d’en faire les frais. C’est une couronne difficile et lourde intérieurement, une épreuve déstabilisante. On peut s’affubler au théâtre de certains attributs de puissance (paroles ou costumes) pour épisodiquement questionner le pouvoir, qu’il s’agisse de celui exercé sur les hommes par les dispositifs politiques comme de celui issu des puissances qui nous excèdent, dieux et malédictions. Mais avec Œdipe s’ajoute cette question d’un pouvoir occulte comme à l’intérieur de soi, main dissimulée qui tire les ficelles de l’identité. Je me souviens dès l’âge de huit ans, et même avant, de m’être toujours demandé qui j’étais, ce que j’étais et pourquoi vivre, je me souviens à l’âge de 6 ans dans une maison du Boulevard de la Blancarde à Marseille (n° 59 exactement) m’être demandé à l’heure du goûter, pain-chocolat qu’une certaine femme dénommée mère me donnait, m’être demandé ce que c’était, que d’être et de vivre, ce que c’était que de se voir respirer, et avoir voulu me respirer afin d’éprouver le fait de vivre et de voir s’il me convenait et en quoi il me convenait. - Antonin Artaud.

Décembre 2009

  • 1, 2, 3, 4, 5 : Sous l'œil d'Œdipe à Grenoble, MC2 scène nationale.
  • 8 et 9 : Sous l'œil d'Œdipe à Colombes, scène nationale
  • 15 et 16 : Sous l'œil d'Œdipe à Saint-Brieux, scène nationale.
  • 17, 18, 19 : l'Instrument à Pression pièce en jazz de David Lescot, mise en scène Véronique Bellegarde avec Médéric Colignon au cornet.

C’est une ballade racontant l’initiation, l’accélération, le dérapage et la chute d’un musicien de jazz. Un trompettiste qui, sans aucune raison, se met à perturber la bonne tenue des ensembles auquels il appartient, à jouer fort, strident et à côté, de plus en plus à côté. C’est avant tout l’histoire d’une harmonie dont il faut faire le deuil, et à la place de laquelle on trouvera une interminable collection de dommages corporels.

David Lescot est auteur, trompettiste, metteur en scène. Il a écrit notamment les Conspirateurs, l’Association, Mariage, l’Après-Guerre, l’Amélioration, Un Homme en faillite, l'Europréenne… Il est publié chez Actes Sud-Papiers. Avec Jacques Bonnaffé, Médéric Collignon, Olivier Garouste (vidéo), Philippe Gleizes (batterie), David Lescot et Odja Llorca.