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Décembre 2010

Quelques innovations à la devanture, qui peuvent en cacher d’autres… Attention les mots ! Voici nos CD/DVD/Blu-ray et podcast qui s’installent à l’index du site, il produisent un déclic plus immédiat que textes enregistrés, édition faisan ou même sons faisan ou faisan-son qui sonnait un peu comme Besançon, pas si mal. Bon. Le guide suprême est formel : la locomotive elle avance avec les mots-clés de l’internaute, faut pas changer de trousseau sinon leur chaudière elle s’encrasse, dix ans au moins conducteur de ce train, faut pas lui indiquer la manœuvre ch’est li qui sait, Jean le webmestre.

Bon ben v’la, c’est Le problème, quoi, en plein dedans ! Tous ces jours-ci bloqué — par la neige, non ! —, par Le problème, pièce première de François Bégaudeau, titrée avec humour et gravité, ce qui lui va bien, à cette pièce à quatre personnages dont Emmanuelle Devos, mais aussi Anaïs Demoustier, Alexandre Decroc et créée à Lille. Bientôt ? Oui. Le 6 janvier ; c’est sur l’agenda.

Oui, oui ça lui va bien à cette pièce, Le problème, son titre perfide ou désinvolte, cette question sérieuse et farce, ces situations paradoxales ordinaires, naturellement faites de renversements — hors vaudeville —, situations logiques, irritantes, familiales, confrontation des générations où viennent s’ajouter le saut d’obstacle des dialogue avec un art presqu’accompli d’un théâtre, on ne peut pas le nier, « bourgeois » puisqu’enfermé entre quatre murs. Oui il y a problème mais ça va bien désolé, l’écriture nous porte, elle est parfaite au plan sensible et musical, François Bégaudeau à de l’oreille, même si cela ne s’est peut-être pas vu dans ses romans… Excepté Entre les murs, qui fut à l’origine un carnet sonore, mémento d’un enseignant de collège autant qu’une façon de scruter la langue, s’interroger sur cette retranscription de la réalité dans une époque où l’on peut tout dire, mais en faisant sévèrement gaffe à la façon dont tout serait perçu, transformé ou interprété. Réactions vives et tranchantes, réaction nombreuse sur la morale de cet hyperactif, mais pourquoi soutenir ce tapageur ? Comme si la palme à Cannes avait commis l’irréparable ou stigmatisait la crise de l’enseignement. On est prêt à préférer des mélos-télés qui osent parler des banlieues que de s’interroger. C’est ça Le problème pour faire simple, ne pas sur-dramatiser.

Novembre 2010

Rentrée toujours, on n’en finit pas. Rentrée littéraire, rentrée sociale, rentrez les épaules ! Et c’est pas le bout, ça promet ! De notre côté, lectures en série (voir l’agenda), avant la sortie de cette rentrée qui consistera à s’enfermer dès décembre dans une salle de répétition pour Le Problème.

Depuis la fin de l’été, avant la fin de l’été aussi, les lectures furent nombreuses et parfois complexes, assorties d’un effet concert, en compagnie de musiciens. C’est sur ce travail particulier pour le comédien que s’arrête un moment notre site faisan, textes de réflexion sur le blog, et création d’une section CD, DVD, et autres supports. L’envie de faire un bilan sur ce travail oral et littéraire, et par cette autre voix d’accès aux livres qu’est le comédien, trouver une piste sonore à nos chantiers, et vous y convier.

Invité le 14 novembre pour une « lecture gourmande » à Périgueux Passions à Table. Au secours, attention, Les clichés à la française nous indiquent autant de fraude que de bons goûts !

Mon indocilité de circonstance, tourne un courrier de résistance, redoutant à l’avance un festival « polar et vin de pays », mélange de tout et de rien où les bouquins flottent au milieu des produits de terroir. Comme je trouve la proposition « roman noir et fines gueules » plus compliquée qu’il n’y paraît — vous notez vous-même que c’est assez récemment que les auteurs de la Noire ont donné rendez-vous à la bonne cuisine et aux recettes dans les romans, auparavant l’enquêteur, ou l’assassin, se rassasiait d’un plat insipide expédié ou avait le culte du jambon beurre interrompu sur le zinc —, je tournerai quelques mots brefs, ou je les sortirai d’un poème, ce sera mon ouverture si nous la faisons déambulatoire. La question de la dégustation — pourquoi ? comment ? à quel instant ? —, reste en cours, je regrettais que nous ayons pas un peu plus centré notre entretien préparatoire sur cela. J’ai tendance à trouver cette situation conventionnelle torturante pour moi : un pot se déroulera après la lecture… Vous voulez bien que je vous raconte trois histoires d’un pot après la lecture ? Rencontres à la Maison des Écrivains, ou final fatigué du festival Rimbaud à Charleville, soirées de poésie avec buffet simultané, j’en ai dix, vingt, magnifiques histoires et toutes me sortent par les pores et forgent ma vocation naturelle d’hurler des textes plus fort que le cocktail. Et pourquoi pas des crêpes ?, est aussi une question essentielle… Je continue cependant à tourner autour de cette idée soyeuse, tourner autour du pot, s’amuser à solliciter les papilles, par les textes et par l’image comme Brigitte de Malau s’en chargera. Nous sommes complices sur ces choses, et sur d’autres.

Octobre 2010

Des lectures, quoi en dire…

En cette rentrée plusieurs invitations à lecture publique, et avantage au tirage ! Plutôt des bons textes, très bons textes pour les circonstances. A commencer par cette soirée, le 4 septembre à la cinémathèque de Paris, Amitié la dernière retouche d’Ernst Lubitsch l’humour caustique de Sam Rafelson, dramaturge et scénariste du maître de la comédie holywoodienne se trouve aussi dans l’élocution, fugacité séductrice, celle qui fait le magnétisme oral d’un Karl Lagarfeld, avec en plus, hors de prix, l’élégance de la modestie… Ce soir là, un public de 300 personnes porté dans cette écriture, mouvement de valse chorale, une vague d’une heure quinze ; récit concentré, il raconte l’histoire d’un hommage funéraire écrit 15 ans trop tôt et corrigé de son vivant par Lubistch lui-même. Applaudissements, mais surtout bien-être collectif se prolongeant frisson volubile.

Pas de Lubitsch sans public mais, attention, le public n’est pas en plus, il est avec, il fait partie du film... Sur le papier le scénario n’existe pas, il n’a aucun sens, après la projection non plus, tout se passe pendant qu’on le regarde. François Truffaut — Cahiers du cinéma — février 68

Souvenir encore tout frais de cette lecture Kérouac, au festival des Correspondances de Manosque le 24 octobre, envers et contre toute grève générale. Le flot dingue du rouleau original de Sur la route. Un quart d’heure avant d’entrer sur la scène du Théâtre Jean le Bleu, j’étais encore en train de faire des coupes de montage au point d’oublier deux feuilles en loge. L’alternance des rythmes s’est faite par les musiques, piano ou guitare, par Theo Hakola, et dans les variantes d ’extraits : correspondances de Kerouac ou passages du rouleau original débité à haute cadence. Cette habitude des textes travaillés depuis deux mois agit comme une intoxication. Je suis dedans, heureux de m’en libérer et dans le désir de continuer des heures, toute ivresse blues en une heure quinze intense, enregistrée pour France Culture.

Septembre 2010

Rentrée. Reprise de L’Oral et Hardi en tournée ; lecture pour la cinémathèque de Paris : Lubitsh ; lectures au festival des correspondances à Manosque…

Sur la route - Jack Kerouac

Kerouac au Festival des Correspondances à Manosque. Après plusieurs semaines de préparation, lectures, coupes impossibles, recherches et mise en son, fut présenté ce travail autour de Sur la route de Jack Kérouac. Duo musical avec Theo Hakola, guitare et piano. Chaque mot du texte, tiré du rouleau original et des correspondances de Jack Kerouac, fut écouté dans une ferveur envoutante, Nous reprendrons très certainement cette performance beat au plus vite.

Du 23 au 25 : lectures publiques au Festival des Correspondances à Manosque. Le 23, un travail en scène autour de Jack Kérouac dont Gallimard vient de publier la version d’origine du fameux rouleau, Sur la route, une lecture musicale avec le guitariste Theo Hakola enregistrée par France-Culture. La soirée du 24 sur un court livre de correspondances inoui, Tentative d’affiliation de Jean-Bernard Pouy et Tatiana Trouvé, publié par MAC-VAL, où comment l’artiste plasticienne propose à l’auteur de rentrer dans son bureau d’activités implicite ; celle du 25 consacrée à Jean Giono pour L’Homme qui plantait des arbres paru en livre sonore chez Gallimard-Jeunesse.

Juin 2010

Point retrospectif sur les Banquets et lectures…

Mars Avril 2010. Le Banquet du peigne à Reluire à Oyonnax, le 28 mars fut précédé de deux représentations appréciées de Joue moi quelque chose, texte de John Berger. Aboutissement d’un travail en scène avec accordéon (Philippe Bourlois notre Lyonnais, exceptionnel), suivi à la régie lumière par Hervé Bontemps, rencontre heureuse et prometteuse, que nous devons à Irène, notre présidente adulée. Le Banquet « discours » se faisait avec Yannick Jaulin, jamais pris au dépourvu, un duo parleur célébré par Brigitte de Malau qui fit contre vents et marchés une table somptueuse et nature à la fin du spectacle. Cette idée de mettre en place, confectionner ou cuisiner dans la durée même de la soirée porte avec elle pas mal d’avenir. Rien ne se fait dans la patience ou dans les coups d’urgence sans le relais de Nicole Bechet, notre impeccable madame Nicole pour l’administration et les coups de fil. Ne pas chercher à contourner ou faire comme si on pouvait traiter direct avec l’artiste, cela déclenche des tumultes vengeurs, faisan bonne mesure et mauvais ménage

Bilan Regard rétrospectif : au cours du printemps beaucoup de lectures ou d’interventions éclair. L’activité faisan, se plait surtout à bouffer des plumes sur "l’Oral et Hardi", toujours très demandé. Notre tournée passe par l’étranger désormais : Liban, Tunisie en avril et Lomé au Togo en Juin, ambassadeurs d’une francophonie tonique agitant ses rhétoriques et sa grammaire pour mieux se moquer d’elles, présentée comme un tour forain de la langue française. Il y a encore de nombreuses demandes pour ce spectacle tout en muscle et parade, réadapté en allocution poétique décousue pour la séance d’ouverture de Paris en toutes Lettres, festival qui fut aussi l’occasion de faire entendre les pages du roman Les Coups de Jean Meckert, texte vibrant prolétaire, accompagné à la batterie par Nicolas Fenouillat.

Chère Arlette, j’ai pris mes Coups sous le bras, je n’oublie pas que je te les dois, et t’en suis reconnaissant plein le dos et plein les poches… Je laisse venir doucement un montage qui sera percuté à la batterie par Nicolas Fenouillat. L’initiative m’avait titillé d’entendre des mesures de danse, des javas, passo-doble ou des blues, toute la saveur par les baguettes sur ce récit populo. Je me suis dis qu’en tirant sur ce fil, lui proposant une ambiance de bal mais aussi des reprises de Fréhel-Gabin a cappella tout en veillant à de ne pas faire vieillot, tout ça jouerait bien. Roulements et frappe dansée et quelques volées de coups. Le texte est si net, envie de pratiquer le montage en loques de langue à certains endroits. Certes garder quelques chapitres presque entiers, mais réussir à trouver des pistes lancinantes, répétitives ou obsédantes dans la tête de Félix. Texte envoyé à Arlette Namiand, qui nous avait fait connaître ce roman extraordinaire.

Dernière date avant l’été, Casanova Forever à Montolieu, Centre d’Art et de Littérature. Un « souper ambigu » dirigé par Brigitte de Malau, où la célébration de la table, et de Giacomo Casanova, donne lieu à une installation subtile, rythmée sur la tombée du jour et l’intervention croisée d’acteurs serveurs danseurs. D’abord bâtie autour de textes de Verheggen, puis de citations livresques du sublime séducteur, la soirée renonce au banquet attablé. C’est le désir de ces nourritures et leur combinaison avec l’esprit qui nous tient en appétit. le 1er Juin : l’Oral et Hardi à Angers.

Mai 2010

  • le 3 : l’Oral et Hardi à Montpellier ;
  • le 4 : l’Oral et Hardi à Massy ;
  • le 7 : l’Instrument à Pression à Neuilly sur Seine (pièce de David Lescot mise en scène de V. Bellegarde) avec Méderic Colignon au cornet ;
  • le 8 : performance cycloratoire à l’Opéra de Lille pour Jean François Sivadier, invité de l’endroit ;
  • le 9 : Banquet de la sale défaite à la maison Folie Wazemmes, invitation du Festival de l’Entorse, toute une journée autour des vélos avec reprise de 54x13 version cabaret.
  • le 16 : concert lecture Kassap à Apt au festival de Jazz ;
  • le 19, 20 et 21 : l’Oral et Hardi à Lomé Togo.
  • le 31 et 1er Juin : l’Oral et Hardi à Angers.

Avril 2010

La tournée de l’Oral et Hardi nous emmène en Tunisie au Liban et bientôt au Togo. Le spectacle rencontre toujours le même succès et commence à réclamer des variantes ou modulations. C’est parfois le cas dans des formats de salle qui ne permettent pas l’installation technique ordinaire, ou dans des situation exceptionnelle comme celle d’Oléron cet été, le plein air, à l’invitation de Jean-Marc Chailloleau « ostréi-conteur ».

  • le 1er : l’Oral et Hardi à St Herblain (Nantes) ;
  • le 4 : lecture de 54x13 pour l’expo Xavier Lambours à Lille (festival de l’Entorse) ;
  • le 8  : l’Oral et Hardi à Tunis; 
  • le 10 et 11 : l’Oral et Hardi à Beyrouth ;
  • le 16 : l’Oral et Hardi à Taverny (Paris) ;
  • le 17 : Banquet du Vélo, à Taverny. Réalisé avec des ateliers d’écriture dirigés par Marc Blanchet. L’occasion dans une soirée avec discours et flonflons, de réunir cyclistes et lecteurs, reprise de 54x13 en version cabaret, avec Médéric Colignon au cornet.
  • le 22 : l’Oral et Hardi à Hazebrouck ;
  • le 23 : l’Oral et Hardi à Dunkerque ;
  • le 24 : l’Oral et Hardi à Liège ;
  • le 26, 27, 28 et 29 : l’Oral et Hardi à Lyon, retour au Théâtre du Point du Jour ;
  • le 30 : l’Oral et Hardi à Auray.

Mars 2010

  • le 10 à Toulouse : présentation de la Campagne de Cicéron à la cinémathèque, film de Jacques Davila. 

Salué à sa sortie en 89 et restauré magnifiquement. Il fut tourné dans les Corbières, avec Tonie Marshall, Judith Magre, Michel Gautier, Sabine Haudepin, Jacques Bonnaffé… France culture accompagne cet événement par lenregistrement du scénario génial de Davila/Gautier, diffusion prochaine.

  • le 11 : l’Oral et Hardi à Brives ;
  • le 12 : l’Oral et Hardi à Ermont (Paris) ;
  • le 13 : l’Oral et Hardi à Guingamp.

L’Œdipe digéré passe donc la main à l’Oral et Hardi bien connu, ainsi qu’aux activités parallèles et souvent nombreuses. Tournages (cf ci-dessous) et retour aux Banquets pour la Compagnie, à travers plusieurs soirées en province : Taverny, Oyonnax et Lille. A l’envers du coq au clocher, notre animal de compagnie, volatile plutôt qu’immobile et centré, change de décor et s’émerveille en ses tournées nombreuses de l’incroyable mosaïque composée par les lieux d’accueil et les publics. Richesse que l’actualité semble dénier, par un abandon trop évident du Ministère de la Culture au profit de quelques actions prestigieuses ou patrimoniales, qui ont du mal à dissimuler cette politique de lâchage, évidente dans les chiffres, la restriction des politiques publiques, à laquelle s’ajoute la réforme des collectivités territoriales. Tout semble nous dire que pour l’art et la culture, l’accès aux connaissance, on trouvera des solutions après ! Place à la casse, que cela concerne les médiathèques, les lieux conçus pour les arts plastiques ou la danse, les actions nouvelles sur le terrain, la musique, la diffusion de la création, les université d’été, les théâtres, les scène nationales. Sous slogan de « la culture pour chacun », on nous prie d’assister passif et flatté, à un nouveau centralisme parisien. Politique qui ne s’occupera que de prise de bénéfices des œuvres en dépit des missions d’éducation ou de la diffusion. Malraux oublié, le faisan continue à espérer un réveil sous les futaies.

  • le 15 et 16 : l’Oral et Hardi à Villefranche-sur-Saône ;
  • le 19 : l’Oral et Hardi à Crouy-sur-Ourcq en Seine-et-Marne ;
  • le 20 : l’Oral et Hardi à Villiers-St-Georges en Seine-et-Marne ;
  • le 21 : l’Oral et Hardi à Villiers-sous-Grez en Seine-et-Marne.

Entre Mars et avril, en mai aussi, des périodes de tournage avec Agnès B. qui réalisera un premier film de cinéma : Je m’appelle Mmmh… Rencontre de Sylvie Testud, d’autres nombreux acteurs et une petite fille héroïne du film ; un road-movie secrètement autobiographique d’Agnès Troublé devenue Agnès B., créatrice de mode, femme d’action et d’entreprise, productrice passionnée, collectionneuse, éditrice…

  • le 24 et 25 : l’Oral et Hardi à Blois ;
  • le 26 et 27 : festival à Oyonnax (Lyon) autour des conteurs, reprise de Joue moi quelque chose de John Berger avec Philippe Bourlois à l’accordéon ;
  • le 28 : festival à Oyonnax, final dit du Banquet du Peigne à Reluire avec Yannick Jaulin. Oyonnax étant la grande vile des plastiques et fabrication de peignes, cette célébration s’imposait. Même s’il s’agit ici d’un non Banquet à vrai dire, jouant autour des propositions de terroir, des hésitations, des possibles.
  • le 30 : l’Oral et Hardi à Pont-Scorf ;
  • le 31 : lecture de Denis Podalydes au théâtre de Genevilliers, à son invitation.

Février 2010

  • les 2 et 3 : Sous l’œil d’Œdipe à La-Roche-sur-Yon, le grand R (scène nationale) ;
  • les 5 et 6 : Sous l’œil d’Œdipe à Nantes, le Grand T (scène  ;
  • le 16 : Sous l’œil d’Œdipe à Neuchâtel (Suisse) :

    Je suis allé faire en public un truc très intime, exposer mon Oedipe — ou men inventer un plutôt car les acteurs nont pas grand-chose, ils empruntent — avec sur scène le sentiment dexister. Gouffre où sabreuver, quest-ce cest quêtre et pourquoi vivre, ailleurs pourrais-je être moins malade ? Plus je vais avoir envie den finir, plus naîtra lintensité du pauvre acteur, faire sa bouche parler le mort. Je navais jusquici senti aucun tiraillement particulier pour ce versant sombre, le théâtre ne remplace pas une analyse. Cest une thérapie possible : la répétition surtout. Mais aller au-devant du public ne soigne pas, se creuse un autre espoir quon ne peut vraiment expliquer ni tout à fait séjouir, puisquil sagit un peu de saffranchir des mots. Lire la suite sur le blog…

  • du 19 au 28 (relâche le 27) : Sous l’œil d’Œdipe au TNS-THéâtre National de Strasbourg.

Janvier 2010

Avignon où le spectacle fut joué trois semaines, ça cogne et jen reviens à peine. Joël Jouanneau vient de mécrire quil ne faut pas garder rancœur, lui saura peut-être. Je ne savais pas, javais oublié, que se pratiquait au festival un art voisin de la tauromachie, des banderilles à lestocade, manière de rendre à la cité son maigre pouvoir deffroi, et retourner dune cape virevoltante le verdict cinglant sur lœil dŒdipe : bannissement ! Pour Thèbes, lostracisme garantit à la ville sa cohésion. Loracle désigne la victime expiatoire, son expulsion opère la sauvegarde dun ensemble. Mouton galeux nous fûmes davoir tant parlé haut et sans micros (utilisés partout ailleurs), sur une ère de théâtre dénudée, livré un texte qui saffirme comme une écriture plus quune adaptation (aout 2009). La suite sur le blog…