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JOIES DU DÉDALISME en 1862 caractères

Nous nous sommes réjouis des bonnes impressions produites par "Dédale (s) » et de sa progression furieuse à Sète. Il reste à la revendiquer au delà des bons retours de nos spectateurs, (de bons spectateurs à la fois rigolards, rêveurs et piqués de curiosité). On a décrit un montage conduit par les Villes Invisibles, l'admirable roman de Calvino. Il s’agit plutôt d’une déambulation dans l’idée de la ville, entre cartes topographiques et partitions musicales de J.S Bach, entre banlieues, cuisine lyonnaise et cœur patrimonial de la cité, entre promesses municipales et égouts surchargés (aux consonances hugoliennes, l’égout et les couleurs...) entre effroi et envies, désir de parler de la ville demain, un signal peut-être trop absent des scènes publiques aujourd’hui …. Le tout constituant un chemin vers une écoute des Villes Invisibles de Calvino, fragmentaire musicale et marquante.

Sous l’impulsion occulte d’Hervé di Rosa (du musée internationale des arts modestes ou Miam, cet émoi sètois) et par la palette déchaînée d’Olivier Garouste, le spectacle s’est mis à pleuvoir d’images, c’était un risque, ce fut une sorte de bénédiction. Un livre mouvant, un opéra Tactus, une mer d’émotions mal retenues, déchainée par un capitaine récup’ Jac as du recyclage et des beaux textes sus, un tremblement de percussions et de poèmes, de projections, de progressions et d’objections à la tristesse. Réglé ici-bas par une poignée de grands musiciens, juste très grands. Comme des super-héros dans un ciel parcouru d’avions… Au-dessus.

Il convenait de le redire en bouclant ce semestre, et de remercier tous ceux du théâtre de Sète et des amis Lyonnais, de la diaspora parisienne et des lointains bretons, et aussi des âmes italiennes qui ont fait cette réussite. Et ferons, nous l’espérons, ses futurs voyages.

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